Suisse – Le Conseil national reconnaît la persécution des Yéniches, Manouches et Sintés

Berne: Persécution des Yéniches, Manouches, Sintés reconnue – Blick

L’article explique une décision politique importante en Suisse :
le Conseil national a officiellement reconnu la persécution des Yéniches, Manouches et Sintés comme un crime contre l’humanité.

C’est une étape symbolique majeure dans la reconnaissance d’un passé longtemps minimisé.


⚖️ Une reconnaissance officielle (2026)

  • Le Parlement suisse (Conseil national) a adopté une déclaration par 100 voix contre 67 (et 20 abstentions).
  • Cette déclaration qualifie les actes commis contre ces communautés de crime contre l’humanité.
  • Le but est de reconnaître les injustices historiques et contribuer au travail de mémoire.

👉 Important :
Le Conseil fédéral avait déjà reconnu ce crime en 2025, et le Parlement vient confirmer politiquement cette reconnaissance.


🧩 Ce qui s’est passé historiquement

L’article revient sur une politique menée surtout au XXe siècle, notamment via le programme :

« Œuvre des enfants de la grand-route »

  • Actif entre 1926 et 1973.
  • Géré par la fondation Pro Juventute, avec le soutien des autorités.

Mesures prises contre ces communautés :

  • Environ 2000 enfants retirés de force à leurs familles.
  • Placés dans :
    • foyers
    • familles d’accueil
    • prisons ou institutions psychiatriques
  • Objectif : détruire leur mode de vie nomade et les assimiler.

Autres abus graves :

  • Adultes mis sous tutelle
  • Interdictions de mariage
  • Stérilisations forcées

👉 L’État suisse est considéré comme coresponsable, car ces pratiques impliquaient plusieurs niveaux (Confédération, cantons, communes).


⚖️ Crime contre l’humanité, mais pas génocide

  • Les experts juridiques ont conclu qu’il s’agit bien d’un crime contre l’humanité.
  • Mais pas d’un génocide au sens strict, car :
    • il n’y avait pas d’intention d’extermination physique
    • l’objectif était plutôt l’assimilation forcée

🧭 Réactions et enjeux actuels

  • Des organisations représentant ces communautés saluent la décision.
  • Mais elles demandent davantage :
    • une commission indépendante
    • des mesures de réparation
    • une reconnaissance complète des injustices

👉 L’enjeu aujourd’hui est donc double :

  • reconnaître le passé
  • agir concrètement pour réparer et éviter que cela se reproduise

🧠 Idée principale de l’article

L’article insiste sur un point central :

➡️ La Suisse reconnaît officiellement que ses institutions ont participé à une politique systématique de persécution contre les gens du voyage — et tente aujourd’hui d’en assumer les conséquences.


✔️ Conclusion

Ce texte montre une évolution importante :

  • d’un passé marqué par des politiques d’assimilation brutales
  • vers une reconnaissance officielle et un travail de mémoire

Mais il souligne aussi que la reconnaissance symbolique ne suffit pas : les victimes attendent encore justice et réparations concrètes.

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